Comment résoudre une situation de conflit avec ses enfants ?

Hélio-et-son-papa-jeu-Contakids

Dans toutes les familles, il y a toujours des moments où tout part en vrille, où tout devient conflit, où chacun est très agacé, et où l’on se demande bien comment la journée va se terminer. La situation générale est clairement conflictuelle, la bienveillance s’émousse.

Mon mari me racontait il y a quelques semaines un truc qu’il avait tenté avec notre fils lors d’une moment de ce genre.
Pour le contexte : nous étions depuis une semaine tous les trois en vacances chez mes parents. Le lendemain, mon mari et moi partions pour 5 jours de stage, nous initier à la poterie Raku. Parfois, avant une séparation, les émotions sont très présentes : tout le monde est un peu triste (surtout les plus petits) et parfois ce trop plein d’émotions ingérables par un cerveau immature débouche sur des incompréhensions voir des crises de rage ou de colère… qui incomprises ou pas « au bon moment » débouchent sur des conflits!

Là, c’était clairement le cas.
Rien n’allait.
Rien.

– Notre fils nous demandait une occupation pour en changer 2 minutes plus tard.
– Il avait faim mais ne voulait rien de ce qu’il y avait dans le frigo.
– Il avait soif mais pas dans ce verre, ni dans celui-la…
– Il voulait un câlin mais pas dans ce sens, pas avec ce T shirt, pas ce bras là,
– etc…
Vous voyez le genre ?

Laisser le choix du résultat à l’enfant pour sortir d’une situation conflictuelle

Cela devenait insupportable. Rien ne le contentait.
Grosse impression de ne pas s’en sortir et de perdre sa bienveillance.
Mon mari avait de moins en moins de patience et il sentait que cela allait déborder. Le conflit allait pointer le bout de son nez.
Alors il a dit à mon fils:

– Hélio. Je vois que tu es triste que l’on s’en aille et que tu préférerais que l’on reste. Là, c’est notre dernière soirée tous ensemble. On a deux options : soit on continue comme ça, à râler, pleurer, à ce que rien n’aille, et du coup on passe tous une mauvaise soirée. Soit on fait des efforts, on essaye d’avoir le sourire, d’aider les autres… Et du coup on passe une chouette dernière soirée ensemble. Qu’est que tu voudrais, toi ?
– Une chouette soirée !
– Ah, moi aussi. On se fait un câlin et on met la table tous les deux ?
– Oui !! [gros sourire]

Cela a plutôt bien fonctionné jusqu’à l’heure du brossage des dents, où Hélio n’aidait pas beaucoup et où mon mari a commencé à s’énerver une nouvelle fois.
Puis, comment ? Qu’est-ce qui a fait qu’il a changé de posture ? L’envie de passer un dernier moment chouette avec son enfant sans doute.
En tout cas, il a changé d’approche et lui a dit :

– Bon, ça ne va pas Helio. On se fait un câlin et on recommence de manière à ce que tu m’aides ?
– Oui. En plus on avait dit qu’on devait faire les choses pour que cela se passe bien alors…

Décryptons ensemble cette approche pour sortir d’une relation conflictuelle

Mon mari a été lui-même très surpris de la facilité avec laquelle ces quelques mots avaient réussis à réduire la tension ambiante, et du fait qu’Hélio avait vraiment intégré la dynamique positive du groupe (cf sa dernière remarque pendant le brossage de dents).

Il y a plusieurs choses que j’aime bien dans cette approche totalement instinctive de mon mari, et très bienveillante alors qu’il bouillait intérieurement au bout de longues minutes à essayer de trouver des solutions 🙂

1 – La réalité reste la réalité. On ne change pas la réalité pour éviter le conflit

Quand on éduque avec bienveillance on s’adapte beaucoup. On change les choses pour que les enfants ne soient pas mis outre mesure dans des difficultés. Dans ce cas de figure, ce n’était pas possible. On ne peut pas changer la réalité : nous devions vraiment partir le lendemain.

Mon mari n’a pas cherché à cacher ou diminuer ce départ, et l’a accompagné d’une validation des émotions de notre fils : « Tu préférerais que l’on reste. Là, c’est notre dernière soirée tous ensemble. »

2 – Les sentiments de l’enfant sont entendus et écoutés, cela aide à apaiser le conflit

On ne lui refuse pas le droit d’être triste ou d’être chafouin. On reconnaît l’existence, la légitimité de ces sentiments.
On le lui dit clairement « Je vois que tu es triste que l’on s’en aille et que tu préférerais que l’on reste. »

C’est important pour deux raisons au moins :
– pour aider les enfants / adolescents à bien comprendre, voire intégrer les émotions qu’ils sont en train de vivre.
– pour les mettre en situation d’écoute pour la suite. Le fait de voir la situation reconnue fait tomber les barrières de protection.

3 – L’enfant n’est pas identifié comme générateur de la situation conflictuelle

À aucun moment ici on ne lui fait porter une faute ou une responsabilité.
Jamais.
Il n’est pas accusé de mettre une mauvaise ambiance, d’embêter tout le monde.
On prend acte d’une situation compliquée et désagréable sans chercher un coupable (surtout que les tords sont parfois plus partagés que l’on ne le croit).
Et puis, de toute façons cela n’aide pas la relation parent-enfant, cela n’aide pas à positiver la situation conflictuelle.

4 – Le câlin stop-conflit

Alors là, c’est clairement un super-outil sur-utilisé à la maison. On propose, je dis bien on propose (si l’enfant ne veut pas, tant pis pour nous) un câlin dans les moments difficile. En quelques secondes, cela fait baisser la tension, par le simple jeu de production de l’ocytocine pour toute la famille !

5 – L’enfant est acteur de la solution pour stopper la situation conflictuelle

Il est impliqué dans l’amélioration de la situation. Il fait le choix de chercher des solutions et de faire des efforts dans une direction définie, en même temps que les autres membres de la famille.
Il ne subit pas une décision, il peut au contraire apporter sa propre approche dans la résolution du problème et participer ainsi plus efficacement à sa disparition.

 

Cela me fait penser qu’il faudra que je vous partage quelques exemples de résolution de problème réalisés par la concertation parent/enfant, ça marche du tonnerre.

Et vous, comment gérez-vous ces situations ?
Vous sentez-vous parfois un peu dépassé.e.s ?
Vous avez des techniques éprouvées ?
Je serai ravie de découvrir vos techniques et astuces! N’hésitez pas à les mettre en commentaire!



Des questions ?

Des interrogations sur les consultations ou votre situation ?
N’hésitez pas !
J’y réponds toujours avec plaisir :)

7 Replies to “Comment résoudre une situation de conflit avec ses enfants ?”

  1. Il est vrai qu’on a parfois tendance à se laisser dépasser par ce genre de situation qui peuvent être très éprouvante. Personnellement j’applique la même méthode et en général ça fonctionne bien.

    1. Merci de ton retour! Je ne sais pas si c’est vraiment une « méthode », mais des astuces, certainement! Et c’est vrai que cela fonctionne plutôt bien… pourvu qu’on ait un peu d’énergie et de recul pour le faire 😉

  2. C’est impressionnant de voir à quel point ça peut être simple si l’on instaure un climat de bienveillance ! Bravo à toi et ta petite famille. Je n’ai pas d’enfants mais je n’hésiterai pas à tester avec mes petits cousins ou filleules 🙂 A partir de quel âge dirais-tu que ça peut marcher ?
    Bonne journée !

    1. Oui c’est ça : impressionnant de voir à quel point ça peut être simple ;D ! Je t’avoue que cela demande un peu de ressource parentale cette histoire 😀 mais ça fait une vie très chouette, très agréable avec ses enfants !
      N’hésite pas à me dire si tu y arrives avec tes cousins ou filleules, ça m’intéresse.

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