Les conseils en éducation de Jean d’Ormesson (et de Jacques Attali, aussi)

Vous n’y croyez pas? Mais si. On peut tirer des conseils d’éducation des écrits et interviews de Jean d’Ormesson!

Je viens de lire un article très intéressant de Jacques Attali à propos de Jean d’Ormesson dans lequel il lui demande ce qu’il a appris. Et voici sa réponse : « Je crois que ce que j’ai appris de plus important, avec l’âge, c’est à savoir dire non ».

Savoir dire NON!

Jacques (j’espère qu’il me permet cette familiarité!) étaye cette pensée.
Il pense tout d’abord que c’est un genre de caprice de riche que de pouvoir dire non, puis il explique que c’est autre chose qui se joue, quelque chose de plus important: « Parce que, « apprendre à savoir dire non », c’est d’abord avoir le courage de choisir ce qu’on veut, ne pas se laisser porter par le désir des autres. Quel que soit l’enjeu: un repas, une rencontre, une relation sentimentale, un emploi, un achat, un ordre. De ce point de vue, dire non est toujours un acte d’héroïsme du quotidien ; la première manifestation de la liberté. Celle de l’enfant comme de l’adulte »

Je vous la remet là tellement c’est important :

Parce que, « apprendre à savoir dire non », c’est d’abord avoir le courage de choisir ce qu’on veut, ne pas se laisser porter par le désir des autres. Quel que soit l’enjeu: un repas, une rencontre, une relation sentimentale, un emploi, un achat, un ordre. De ce point de vue, dire non est toujours un acte d’héroïsme du quotidien ; la première manifestation de la liberté. Celle de l’enfant comme de l’adulte »

Celle de l’enfant comme de l’adulte.

C’est rare d’entendre cela en dehors des cercles très fermés de l’éducation sans violence / éducation bienveillante…

On comprend bien dans cette phrase tout l’intérêt de l’écoute active de l’enfant lorsqu’il crie au monde son refus, son NON. On le respecte lui, on respecte son intégrité, on respecte son héroïsme quotidien.

Lui refuser son NON, le nier, c’est nier sa liberté. Nier son être. Ça peut être pénible au quotidien (qui ne rêve pas d’un enfant qui dit oui quand on est en retard, ou quand on n’a rien d’autre à lui proposer à manger?!), je le concède bien volontiers. Mais en respectant son non, nous, parents, aidons ce petit être à avancer dans la quête du soi.

Mais est-ce que ce n’est que cela? Lui permettre de dire non?

Seulement apprendre à dire non?

Jacques poursuit: « Plus encore : dans « savoir dire non » il y a « savoir » Et c’est donc avoir l’habileté de refuser sans fâcher ou humilier celui qui croit vous faire plaisir en vous proposant quelque chose dont on ne veut pas. C’est trouver une façon de dire non qui emporte l’adhésion, la connivence, la compréhension de celui qui essuie le refus. »

Il y a donc autre chose…. apprendre à son enfant à dire non, c’est AUSSI lui apprendre à le dire correctement « sans fâcher ou humilier ».
Et c’est bien là tout le principe de la bienveillance éducative ! Respect de l’enfant (son non) mais aussi respect de l’autre (« trouver une façon de dire non qui emporte l’adhésion […] la compréhension de celui qui essuie le refus »)

Et le Oui alors?

Jacques continue « Dans ce cas, dire non peut même devenir l’occasion de créer une relation vraie avec l’autre, dans le respect réciproque. Et, si l’on en croit l’exemple de Jean d’Ormesson, c’est alors la meilleure façon de rendre plus précieux encore le cadeau d’un « oui ». »

Alors, continuez à apprendre à vos enfants à dire non dans le respect des autres et vous recueillerez ses oui comme un véritable trésor!

Vous trouverez le texte complet de Jacques Attali sur Jean d’Ormesson ici:  http://blogs.lexpress.fr/attali/2017/12/09/savoir-dire-non/

 



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