Etre bienveillant avec soi-même, le préalable nécessaire à la parentalité bienveillante

La bienveillance parentale sans être bienveillant avec soi-même est une illusion

Je trouve toujours très facile de dire aux parents qui cheminent vers une parentalité plus respectueuse de l’enfant: « prenez sur vous », ou « c’est facile, il suffit de quelques astuces », ou bien « comment ça vous n’y arrivez pas, mais lisez…… vous comprendrez à quel point c’est nécessaire, vital pour votre / vos enfant(s) », « suivez tel ou tel cours en ligne ça ira tout seul… » etc.

C’est facile, mais surtout, ça ne fonctionne pas.

Enfin, ça peut aider à progresser bien sûr. J’ai moi-même commencé à cheminer par là pour entrer dans la bienveillance éducative.
Mais rapidement, j’ai été bloquée:
– j’avais envie d’être douce et patiente, mais au fond de moi j’étais en colère,
– j’avais envie d’appliquer les astuces, mais j’étais trop crevée,
– j’avais l’espoir d’être une mère bienveillante à l’extrême, mais j’étais juste désappointée: j’arrivais à l’appliquer un jour sur deux seulement.

Le résultat était que je savais très bien ce que j’aimerais faire, et j’en étais incapable. J’ai commencé à me trouver détestable, l’écart entre ce que je savais être bon et ce que je faisais était trop important pour me trouver une bonne mère. Même si honnêtement, c’était déjà pas si mal au final. Je me trouvais nulle.

Et je vais vous dire, il n’y a rien de pire que cela pour mettre du bonheur et de la joie chez soi: se sentir minable comme parent.

Il y avait donc un hic. Un couac.

Et puis j’ai commencé à accompagner des parents, plein de parents, qui souhaitaient eux aussi cheminer vers la bienveillance. J’ai toujours eu l’intuition qu’il fallait prendre soin de parents avant tout. Mais je n’imaginais pas à quel point c’était essentiel.

Différentes pistes pour être bienveillant avec soi-même

Plus je pratiquais, plus c’est devenu évident: les parents que j’accompagne sont généralement fatigués, épuisés moralement et / ou physiquement.

Pour les aider il fallait que je trouve comment en prendre soin. Alors, j’ai lu, j’ai recherché, j’ai testé (sur moi – je vous rassure!) différents outils, différentes méthodes, différentes pistes… Que j’aimerais partager avec vous.
Parce qu’il n’y a clairement pas un chemin pour être bienveillant avec soi-même, il y en a plusieurs.

Je vous préviens, certaines pistes son déroutantes :), vous n’êtes pas obligés de tout suivre.
Prenez plutôt ce dossier comme un condensé de choses que vous pouvez mettre en place, une source d’inspiration. L’occasion de réfléchir au soin que vous vous accordez.

Pourquoi est-ce si important que cela d’être bienveillant avec soi-même pour être un parent bienveillant?

Parce que c’est épuisant de mettre en place une bienveillance parentale quand on n’a pas été baigné dedans enfant. Pour tout un tas de raisons c’est usant.
Il nous faut donc de la ressource. Psychique et physique.

Parce que je suppose que vous aimeriez que vos enfants sachent prendre soin d’eux et qu’ils nous imitent. Vous le savez, c’est leur premier vecteur d’apprentissage. Alors si vous n’êtes pas convaincants par votre pratique quotidienne, ils ne le seront pas non plus.

Parce que, bienveillance ou pas, nos enfants sont nos « petits maîtres zen » comme je les surnomme: ils appuient là où ça fait mal. Là ou nous devons travailler. Travailler sur soi c’est dur. C’est fatiguant. Il nous faut donc nous ressourcer, et nous connaitre. Plus on se connait et plus on s’est ressourcés, plus il est simple d’être au contact des enfants.

Parce qu’on…. le mérite bien non? On est souvent en train d’attendre que l’on s’occupe de nous. Que l’amour, la protection, vienne de l’extérieur. On peut parfois attendre des années… avant que rien ne se passe 😉
C’est le moment de sortir des adages tels que « on n’est jamais mieux servis que par soi-même » ou « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Si la morale chrétienne et populaire le disent… on peut se dire qu’il y a un peu de vrai là dedans? Que ça vaut le coup de tester.

Parce que je ne vois pas par quel miracle, on pourrait : être un bon parent, un bon enfant, un bon travailleur, un bon citoyen sans prendre quelques minutes par jour pour se ressourcer. Parce que c’est bien de cela dont il s’agit.
Se R E S S O U R C E R.

Clairement, si vous souhaitez mettre en place une bienveillance parentale et que vous êtes bloqués, être bienveillant avec soi-même est une piste non négligeable à prendre en compte. Vous avez probablement besoin de vous ressourcer.


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N’hésitez pas !
J’y réponds toujours avec plaisir :)

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