L’injonction de bienveillance envers les enfants est contre-productive

Je suis toujours consternée de constater qu’on demande (et ce n’est pas plus mal) aux parents d’être bienveillants avec leurs enfants. B I E N V E I L L A N T. Tellement, trop. Tout le temps.

Désormais il y a un un clivage: les parents bienveillants et les autres (les malveillants du coup?)

« Ha tu l’as laissé 3 minutes devant un écran, c’est PAS bienveillant »
« Haaaannn il mange 2 bonbons, mais c’est pas bon pour lui »
« Ha bon le tien il n’a pas le dernier truc Montessori à la mode? C’est pourtant génial pour son développement » (sous entendu, t’es pas hyper bienveillant(e) de ne pas le lui avoir acheté illicopresto)

Bref, d’une super idée (faire attention au bien-être et bon équilibre de nos chers petits, prendre du recul sur leur éducation, accompagnement…) on bascule vers : en tant que parent tu fais bien ou mal.
Et revoilà le jugement, la culpabilité. C’est blanc ou noir. Pas de nuances.
Et pire que cela, si tu fais tout bien et UN mini truc pas terrible, pof tu bascules de l’autre côté de la force: t’es un parent pas au top.

On dit aux parents ce qu’il ne faut PAS faire

Facile: pas crier, pas taper, pas brusquer, pas punir, pas stigmatiser, pas juger, pas… mais on ne sait pas clairement comment y arriver.

Ho si c’est simple me dit la voisine: « on parle calmement, on s’organise pour être tout(e) prêt(e) à toutes les éventualités ».
C’est simple comme bonjour visiblement.
Et quand on n’y arrive pas? Ben on re-culpabilse. Bravo. Ca ne fait avancer personne. Et clairement 0 impact pour les enfants.

La boulangère me dit que la clé, c’est de prendre sur soi. En mode: c’est toi l’adulte, toi seul peut prendre du recul (ça c’est vrai) donc (nouvelle injonction) tu DOIS prendre sur toi tout le temps (et c’est là qu’on dérape).
S’oublier quoi.
Et c’est vrai que ça fonctionne.
Un temps.
Puis après, comme une cocotte minute, on explose. Parfois on explose tellement qu’on fait pire que si on n’avait pas pris sur soi…. Voilà un beau paradoxe! En essayant d’être bienveillant, on fait le contraire.
M A G N I F I Q U E.

Mais pourquoi c’est SI difficile d’être bienveillant avec ses enfants?!

Parce qu’on veut l’être TROP et TOUT LE TEMPS. Parfait quoi. On se met une pression immense. Et trop de pression c’est comme avec une cocotte minute, ça fini en catastrophe.

Parce qu’on se compare toujours en notre défaveur : à la super blogueuse, à la copine qui fait bien (vous noterez qu’on ne se compare que rarement à une blogueuse inconnue et à une copine qui ne fait pas à vôtre goût). Une bonne manière de culpabiliser. Encore.

Parce que l’on a rarement été élevé avec bienveillance et notre cerveau est ainsi fait: c’est plus facile pour lui d’adapter les actes à ce qu’il pense, que de tout repenser pour agir autrement (je vous conseille en ce sens l’excellent livre d’Alice Miller C’est pour ton bien). C’est très énergivore de faire autrement.

Mais surtout parce que l’on oublie l’essentiel! On ne prend pas assez soin de nous! Les parents, ceux qui doivent donner la direction, ne peuvent le faire qu’en pleine forme physiquement et psychiquement !

L’auto-empathie, ou quand la bienveillance commence par soi-même!

Catherine Gueguen écrit dans : Pour une enfance heureuse

Si nous n’avons pas la moindre empathie pour nous mêmes, il sera difficile voire impossible d’être empathique avec les autres. L’auto-empathie est donc l’étape nécessaire pour ensuite sereinement accueillir et comprendre les émotions, les sentiments, les qualités mais aussi les défauts et les faiblesses d’autrui.

L’auto-empathie, c’est savoir détecter ses besoins (besoin de calme, de sommeil, de manger…)

L’auto-empathie, c’est se donner le droit de ne pas faire quelque chose (ou de le faire autrement) parce que cela ne nous convient pas.

L’auto-empathie, c’est prendre conscience de son importance, de sa place, de sa force.

L’auto-empathie c’est aussi prendre conscience de ses défauts et des qualités qui y sont associées.

L’auto-empathie c’est prendre soin de soi comme on aimerait que les autres prennent soin de nous.

Ce n’est qu’une fois ce travail fait que l’on peut facilement être bienveillant envers les autres (et donc ses propres enfants!).

Alors on fait quoi pour être bienveillants envers nos enfants?

On prend soin de soi! Physiquement ET psychiquement.
On pratique l’auto-empathie tous les jours.
On se donne des objectifs raisonnables. Faire mieux qu’avant c’est raisonnable. Et on peut en être fier.
On pratique les « message-je » de Gordon pour dire ce que l’on ressent.

La solution rapide:

Si vous avez besoin d’accompagnement pour être plus empathique envers vous-même, pour arriver à prendre soin de vous, pour pratiquer les messages-je…je vous y aide! Mon expérience montre que ce n’est qu’en passant par là que vous arriverez à être bienveillant avec vos enfants.
En deux séances, vous aurez suffisamment avancé pour voir les choses autrement.

Et bientôt (trèssss bientôt) vous pourrez même suggérer au Père Noël de vous donner un petit coup de pouce (coffrets cadeaux en cours!).

Et en ce moment, c’est « Happy ou Remboursé » !

Elle est pas belle la vie?



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J’y réponds toujours avec plaisir :)

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