Les 6 choses que l’on peut apprendre de Didier Deschamps pour faire de notre famille une championne de la bienveillance ! (Partie 1/2)

J’ai regardé le documentaire sur la coupe du monde avant-hier. Et … ça valait le coup ! Je me suis particulièrement intéressée au mode de communication que Didier Deschamps avait avec ses joueurs. J’ai cherché ce qui, au delà de la technique, pouvait avoir permis de faire gagner cette belle équipe. Et je vais vous dire, ce qui m’a sauté aux yeux : c’est la bienveillance. La vraie. Le respect qu’il a pour les joueurs.

Que l’on soit clairs, je ne suis pas fan de foot. Cela va probablement se sentir dans les lignes qui suivent 😉 autant que vous soyez prévenus !

Vous voulez convaincre le père de vos enfants que rien ne sert de hurler ? Que punir n’a pas d’intérêt ? S’il s’intéresse au foot, l’équipe de France de Foot sera pour beaucoup un très bon argument 😉 .

Mon pari ? L’équipe de France peut aider à convaincre les papas que l’approche bienveillante est positive !

Dans mes consultations et ateliers, j’ai de nombreuses mamans qui me demandent comment convaincre le papa de pratiquer l’éducation bienveillante, comment amener le père des enfants à moins les punir. Ce n’est pas facile, parce que cela relève du chemin personnel. Je pense sincèrement que le chemin doit venir de soi. Je suggère souvent de laisser le papa observer ce que fait la maman et en tirer ses propres conclusions, car lui dire comment faire a souvent l’effet inverse à celui recherché.

C’est une approche au long terme !

Mais en regardant cette émission sur les bleus, je me suis dit que je pourrais en tirer quelques «astuces» que l’on pourrait partager avec les fans de foot.

Cet article pourra aussi servir aux papas qui ont avancé dans cette voie et qui voudraient échanger avec certains de leurs potes… aux grands-pères oncles et tutti quanti … ou aux mamans fans de foot bien sûr !

Ci-dessous je reprends point après point ce qui peut nous inspirer que l’on soit fan de foot ou non finalement. Mais je pense sérieusement beaucoup aux papas pour ce coup là (statistiquement plus sensibles aux foot que les mamans).

1 – Deschamps donne sa confiance aux joueurs :

C’est sa base.

C’est la première chose qu’il leur dit quand ils arrivent le premier jour avant l’entrainement. Il dit quelque chose comme «Je vous ai sélectionné parce que j’ai confiance en vous» . Ce n’est pas simplement quelque chose qu’il dit au début pour faire bien. On voit qu’il le pense.
Il le redit souvent d’ailleurs.

Et puis, surtout, il le fait concrètement : il dit que ce n’est pas lui qui va leur apprendre les bases du foot (dribbler tout ça… ) Ce qui signifie bien qu’il leur fait confiance sur leur niveau technique.
Mais plus encore, il leur demande d’être inventif sur le terrain. Il ne cadre pas le match à mort. Dans les mi-temps, il indique rapidement ce qu’il a vu (comment jouent les adversaires) et 2/3 pistes techniques pour contrer. Ce sont vraiment des ébauches. Il leur fait confiance pour y arriver. Il est le regard extérieur qu’il leur fourni pour que EUX trouvent les solutions.

Comment s’en inspirer concrètement à la maison pour être bienveillant : nous aussi on peut exprimer notre confiance à notre enfant. Mais surtout le lui démontrer. Etre son regard extérieur pour lui dire très factuellement ce qu’il se passe et le laisser trouver seul son chemin. A sa manière. Lui faire confiance pour faire comme il pense qu’il doit faire.

A chaque fois que vous voulez faire une remarque à l’un de vos enfants, posez vous la question de la confiance que vous avez en lui et de la manière dont vous pourriez vous y prendre pour lui faire plus confiance.

Cette approche bienveillante est valable tout le temps, tous les jours : votre fille s’y prend mal pour faire une construction, on peut lui indiquer que les fondations ont besoin d’être solides (lui montrer des exemples ou pas) et le laisser faire. Votre fils s’est mis en tête de faire un gâteau et ça semble mal parti, vous pouvez lui demander si il a besoin d’aide ou simplement dire « je constate que ça a l’air difficile » et lui donner une astuce, un tips. Comme vous feriez avec un ami. Et le laisser faire.

2 – L’entraineur de l’équipe de France s’inclut dans les difficultés :

Dans les difficultés (après le match France-Australie par exemple) il s’inclut.
Je n’ai pas la phrase exacte, mais il utilise le nous, le on … à un moment un des joueurs (Pogba je crois) tente de se justifier…. Je me suis demandé comment Deschamps allait arriver à se sortir de là.

Il lui dit assez fermement qu’il n’a pas envie d’entendre ces choses là de cette manière là (en gros).
Mais il écoute la critique puisqu’il propose lui-même une solution en disant quelque chose du type « Si tu trouves qu’on ne s’est pas assez préparé sur tel point, hé bien demande moi de le faire et on va en faire » => à nouveau il s’inclut, il refuse par ailleurs assez habilement une discussion sans fin en mode « C’est parce que, c’est la faute de » qui amènerai à discuter du passé et ne ferait avancer personne.

Il va de l’avant et cherche ce qui pourrait faire que la prochaine fois on ne se retrouve pas dans la même situation.

Comment s’en inspirer concrètement à la maison pour être bienveillant : nous aussi essayons de nous inclure à chaque difficulté de nos enfants. On peut, de la même manière que Deschamps entendre les critiques de nos enfants et chercher ensemble à savoir ce que nous pourrions collectivement (en famille) trouver pour ne pas nous retrouver dans la même situation la prochaine fois. Utilisez comme lui le « on », le « nous ».

Cette approche bienveillante est valable tout le temps, tous les jours : votre adolescent n’a pas lancé la machine au programme correspondant et a créé une catastrophe… On peut s’inclure (ho oui je sais, vous avez envie de hurler à ce moment là et de lui dire que … non je ne vais pas l’écrire !).
Pensez collectif ! Qu’auriez vous pu faire ? Sait-il regarder les étiquettes ? Sait-il comment fonctionnent les fibres à la chaleur ? Connaissez-vous le fonctionnement (parfois déroutant) du cerveau de l’adolescent ? Savez-vous vous y adapter ? Est-il possible de faire une note la prochaine fois ?
OK, donc vous avez une marge de manœuvre chez vous.

Mais réfléchissez ensemble. Collectif on a dit. Demandez lui ce qui lui a manqué et comment il pourrait l’avoir. Comme Deschamps !

Les 4 astuces suivantes… C’est sur cette page

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