On limite le chocolat pour les enfants oui ou non ?

oeufs de Pâques en chocolat

C’est bientôt Pâques et qu’on le veuille ou non, les magasins regorgent de chocolats !
Le magazine Parents m’a interviewé il y a quelques jours sur le sujet de la limitation ou non du chocolat à la maison. Et je me suis dit que cela vous intéresserait peut-être ici de savoir comment à la maison, on en est arrivé à ne pas limiter le chocolat.

Vous allez me dire que je suis complètement folle, que je ne me rends pas compte que le sucre c’est complètement – super – addictif , ou que mon fils ne mangera plus que ça.

Je vous rassure, je ne suis pas (encore) folle et j’ai bien réfléchi à cette notion d’interdiction ou non de certains mets et les résultats sont là.

Laisser son enfant manger du chocolat… en limitant ?

La question, que l’on se pose tous en tant que parent je pense, c’est comment faire en sorte que son enfant mange de tout. C’est à dire… de manière équilibrée, qu’il ne se jette pas sur la première sucrerie venue pour ne rien manger ensuite et qu’il ne boude pas les fruits et légumes.

Et là, il y a 3 écoles.
Les limiteurs, les laxistes et les accompagnants

  • L’école qui prévaut, sans surprise, c’est celle des limiteurs. Un mot d’ordre : LIMITER !
    « Un bonbon par jour. »
    « Pas plus de 2 carrés de chocolat et tu prends du pain avec. »
    « Ca suffit ! »
    Ou « chez nous les sucreries c’est le samedi. »
  • La seconde école, plutôt donc de l’ordre du laxisme qui dirait : «  Je ne veux pas le savoir, mange ce que tu veux ». « C’est toi qui va le payer de toutes façons » ou juste « Je n’ai pas que ça à faire que de vérifier ce que tu manges ».
  • Il existe une troisième voie, celle de l’accompagnement de l’enfant. C’est celle que nous avons mise en place à la maison (non sans mal, il a fallut BEAAAAUUUUCOUP de lâcher prise). Et c’est celle que je vais tenter de vous expliquer.

L’addiction des enfants au sucre, et donc au… chocolat  !

Très clairement, je suis à la base plutôt : « mon enfant ne mangera pas de sucreries ». « Jamais de la vie, c’est pas bon pour sa santé ».
Je suis du genre à lui avoir fait des biscuits sans sucre jusqu’à peu…
Hyper contrôlante donc.

Pourquoi ?
Parce que le sucre c’est ultra addictif.
Pire que la cocaïne puisque l’on arrive à sevrer des souris cocaïnomanes simplement avec… une boisson sucrée !

Quand il a eu l’âge de gouter au chocolat, on lui en a fourni avec parcimonie. Il a adoré ça. Pâques est d’ailleurs sa fête préférée avant Noel et son anniversaire, c’est dire.

Tous les jours il demandait du chocolat, le matin avant de partir « j’aimerais du chocolat », le soir en rentrant « je veux du chocolat », ou « Non mais maman, on prend pas de dessert on n’a qu’à prendre du chocolat ».

J’essayais de limiter tant bien que mal, mais tout tournait autour du chocolat. Et puis mine de rien, même si nous limitions à la maison comme nous le pouvions, un Noël par-ci, un Pâques par-là, une fête de l’école ici… du chocolat il y en avait tout le temps, partout. (Oui partout ! Je ne voulais pas qu’il en mange trop je vous le rappelle, j’étais un poil obnubilée).

Il était hors de question que mon fils mange du chocolat à outrance mais il était également hors de questions que je fasse des négociations sans fins, que notre relation tourne autour de « oui ou non tu as ‘droit’ au chocolat ».

La situation ne me convenait pas. Et comme à chaque fois que c’est le cas, je me suis interrogée. J’ai cherché, fouiné, questionné… et j’ai repensé au fait que je suis totalement addict au chocolat. Certaines tablettes (pas toutes) font deux jours quand je me raisonne.

Comment je suis devenue addict au chocolat.

J’ai interrogé mon ami Fabrice*, spécialiste entre autre de l’addiction alimentaire, sur mon addiction au chocolat… au plus exactement à certains chocolats !

Voici ce qui est ressorti de ma réflexion et de notre échange :

Petite, le chocolat n’était pas limité, pas interdit. On pouvait en avoir tous les jours.
Et ce chocolat là, celui auquel j’avais le droit alors… je n’y suis pas addict du tout !
Mais ce n’est pas tout à fait exact.
Tous les chocolats n’étaient pas vraiment autorisés.
Et je me suis rendu compte que le chocolat que je pouvais descendre en tablette entière était toujours le même : celui qui m’était interdit ou ultra limité petite. Le chocolat blanc et le chocolat fourré praliné (oui, je vous dévoile tout aujourd’hui) !

Après quelques rapides questions, Fabrice me dit en gros :

Ne cherche pas, ton problème est lié à la frustration et à ton impression de limite sur CE chocolat là.

Et il m’a donné quelques techniques (qui marchent!) pour me débarrasser de cette addiction (ouf).

Donc, adulte. Très très adulte. Du genre qui commence à avoir des rides, j’avais une compulsion pour du chocolat dont l’origine était la frustration de mon enfance ?
Une fois dit ça m’a parut logique. Et pour Fabrice, tout ceci n’était que routine. Il voit plein de gens dans mon cas.
Conclusion toute frustration n’est pas bonne à prendre. Celle-ci me poursuit encore des dizaines d’années après.

Mon incapacité de gérer la quantité de chocolat ingurgitée était lié à la limitation que j’avais eue enfant.

Mais, moi j’aimerais bien que mon fils n’ait pas de compulsion. C’est bien ça qui m’a fait tenter de limiter le chocolat dans tous les sens initialement….

Est-ce qu’il existerait une autre voie ?

Laisser l’enfant libre de prendre ou non du chocolat

Une amie m’a mis la puce à l’oreille depuis bien longtemps : quand j’allais chez elle ado, elle avait le droit de prendre des bonbons, du chocolat (bon en vrai le chocolat elle n’aime pas trop ça, donc pas tant que ça) des dattes… sans que personne ne lui dise rien sur son poids, sur le sucre, sur… Ca m’a toujours scotchée. Pour moi c’était lunaire.

Je me souviens particulièrement d’une année où l’on révisait le Bac Français toutes les deux, pendant une semaine. On a descendu 1kg de dattes à deux en quelques jours. Sachant qu’on mangeait très bien aux repas ! Le paquet était dans la chambre où l’on travaillait et personne ne nous a embêté avec ça.

Et elle n’a jamais été grosse. Et n’est pas addict aux bonbons.

Pour ses enfants elle fait naturellement pareil : à 3 et 5 ans ils avaient accès au tiroir des bonbons et en réclamaient de temps à autre. Sans plus. Encore aujourd’hui, quand ils en mangent plusieurs dans la journée elle met le holà. Mais c’est assez rare et cela se fait sans crise généralement (bah oui, ils auraient droit à la suite demain de toutes façons 😉 ).

Et ce qui m’intéressait c’est que finalement, ils zappaient quelque desserts. Le truc semblait se compenser. Mais était-ce ses enfant, ou est-ce que cela fonctionnait pour tout le monde ?

Accompagner l’enfant à mieux se connaître

J’ai fini (la peur au ventre) par faire comme elle.

Le placard à sucrerie est celui le plus en évidence de la maison, le plus accessible. Mon fils y a sa boite à chocolat. Il en prend quand il veut.

Néanmoins j’interviens sans interdire.

Je lui explique quand il prend trop de chocolat que son corps risque de ne pas être d’accord et d’être malade. Qu’une solution serait d’attendre le lendemain.

Parfois, on met à part celui ou ceux qu’il veut manger le lendemain.

Parfois, il remplace le dessert par un chocolat (mais au final… ce n’est pas pire qu’un laitage sucré industriel).

Parfois il mange quand même son chocolat, ou me dit « non mais la moitié maman, juste pour avoir le goût ! ».

Si il s’est brossé les dents, je lui rappelle que s’il en prend un nouveau, il faudra qu’il se les lave à nouveau.

Parfois, je détourne l’attention, je joue, je l’entraine à autre chose. Mais si il y revient, il y revient. Il prend son chocolat.

Je ne limite plus par des interdictions ou ma volonté d’adulte. C’est lui qui sait.

Une chose néanmoins à laquelle je fais très attention, car j’ai remarqué que mon fils y était sujet : ne pas mélanger envie de sucre et fatigue. Dans ces cas là, je verbalise ce que je vois. Et la plupart du temps ça suffit à désamorcer le lien.

L’idée, c’est vraiment de l’accompagner, de lui donner les informations nécessaires pour qu’il puisse à sa mesure gérer dès à présent sa vie.

Faire en sorte qu’il apprenne les bons réflexes avec sa propre expérience

(il a une fois été malade parce que mangé trop de sucreries… il sait désormais que effectivement cela peut faire vomir).

Je garde ainsi ma ligne de conduite: l’accompagner, lui donner les informations, lui suggérer sans lui imposer.

Limiter en amont la quantité de chocolat

Une autre action que j’ai mise en place, c’est de limiter la quantité de chocolat qui est disponible : une fois qu’il n’y en a plus, il n’y en a plus. Cela veut dire concrètement que pour les fêtes on demande de limiter les sucreries et que nous en achetons vraiment peu de notre côté.

Mon fils le sait. Parfois il me dit qu’il aimerait en avoir plus, mais il est vrai que ça le tente moins d’en avoir moins sous les yeux.

Le fait d’avoir peu de chocolats emballés avec des jolis papiers colorés est aussi un bon limitant naturel de la chose.

L’alimentation à la maison est plutôt très saine : la quasi totalité de nos repas sont fait-maison, sont équilibrés et pleins de légumes. Une très grosse partie des desserts sont à base de fruits (compote ou salades de fruits, smoothies…). Ça aide à compenser.

Une autre astuce : plus l’enfant voit ses parents manger équilibré et sain, plus il fait de même ! C’est l’occasion de revoir sa propre consommation de chocolat !

Conséquences à la maison de « la liberté du chocolat ! »

Il consomme de temps en temps du chocolat, plus souvent que ce que je souhaiterais moi. L’équivalent d’un par jour peut-être.

Nos rapports autour de cette friandise sont totalement apaisés, plus de conflits.
Et plus il a eu la possibilité d’en manger, moins il se jette dessus.

Je crois qu’une des phrases qu’il a prononcées à son père cette semaine est très significative.

Hélio souhaitait un bonbon (qui sont aujourd’hui limités chez nous), mon mari lui propose un chocolat à la place. Réponse de l’intéressé « non le chocolat, je n’en veux pas, c’est pas pareilllllll » sous entendu : c’est drôlement moins attirant.

Forcement.

Il ne nous reste plus qu’à lâcher prise sur les bonbons. Argh. (#plusdesucreetdecolorants #doubleargh)

Et vous, vous vous sentez pret(e)s ?
Si vous avez besoin d’un coup de main sur le sujet, vous n’avez qu’à passer une tête !

* Fabrice aide les personnes en surpoids à perdre leurs kg en trop (avec succès) et sans régime… allez voir son site si cela vous intéresse!



Des questions ?

Des interrogations sur les consultations ou votre situation ?
N’hésitez pas !
J’y réponds toujours avec plaisir :)

12 Replies to “On limite le chocolat pour les enfants oui ou non ?”

  1. Je suis vraiment mitigée concernant ce mode de fonctionnement. Si je suis convaincue qu’il convient à certains et que c’est, dans ce cas, la methode idéale. Je ne suis pas sure que cela conviennent à tous les enfants/ à tout age. Mon fils s’est rendu malade plusieurs fois après s’être goinfré de chocolat et même de fruits et ça ne lui a jamais « servit de leçon « . Meme si on lui rememore ces mauvaises experience en le voyant manger trop de quelque chose il ne s’en souvient plus ou va repondre que la c’est bon il sait qu’il ne sera pas malade… En plus il n’a, de base, pas un tres gros apetit, donc s’il se jette sur quelque chose par gourmandise c’est peine perdue pour qu’il mange quelque chose au repas… On avait tenté à un moment le dessert sans condition et il ne se nourissait plus que de petit dejeuner, de dessert et du gouter… Parcequ’un yahourt et une clementine et c’est bon il est suffisamment calé pour attendre le prochain repas. On a laissé tomber après quelques mois, parcequ’on pense que c’est botre devoir de parents de mettre le hola quand ca devient vraiment trop n’importe quoi et la c’etait vraiment tout sauf sain comme alimentation. On retentera plus tard, quand il aura gagner en maturité et qu’il arrivera mieux à gérer ses envies et à se raisonner de lui même 🙂

    1. Bonjour Lou, merci pour votre retour. Oui cela varie selon les enfants et selon l’âge. Comme pour tout, aucune « méthode » ou « astuce » n’est bonne pour tout le monde. Je le vois au quotidien quand j’accompagne les parents, et c’est pour cela d’ailleurs que je n’ai jamais de réponse « type ».
      Mais je trouvais intéressant de montrer que cela pouvait fonctionner. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de retours positifs (FB, mails, IG) de gens indiquant qu’ils fonctionnaient de cette manière (avec variantes) et que cela leur convenait.

      Concernant le chocolat, pour donner une idée, ce WE c’était un peu l’orgie potentielle: un panier plein d’oeufs! Mais chaque fois qu’il en voulait un, je lui ai demandé ce que disait son ventre, si c’était vraiment de la faim etc etc. Je ne le laisse pas tout seul avec un plein panier dans une pièce isolée 🙂 et parfois, on a détourné l’attention. Au final, il a mangé BEAUCOUP de chocolat (de mon point de vue) mais c’était: pain et chocolat le matin (pire qu’une tartine de pain / chocolat à tartiner?) / oeuf en dessert => pas si incroyable me semble t’il / pain chocolat en gouter et un petit chocolat en dessert du soir.

      Après, pour ce qui est du « sain / pas sain » : en l’occurrence je ne parle que du chocolat et pas de l’alimentation en général (repas) qui a chez nous un fonctionnement différent, et qui mériterait au moins 3 ou 4 articles supplémentaires (argh).

      Par ailleurs, je suis tout à fait d’accord sur le fait que le parent à un rôle à jouer. Comme je l’ai mentionné dans le texte pour le chocolat: on limite la quantité en amont, on mange tous très sain à la maison, on montre l’exemple, on l’accompagne beaucoup. Donc au final, on est peu dans la configuration « orgie », alors je ne sais pas ce que cela donnerait dans un autre environnement.

      Et peut-être d’ailleurs que ça marche très bien aujourd’hui et que ce sera compliqué demain 🙂

  2. Le titre de ton article m’a beaucoup interpellé…. Ici nous sommes un peu comme toi, le sucre ça fait beaucoup de dégâts et les pics d’enervements engendrés par les boulimies de bonbons et de chocolats avalaient lors des anniversaires et fêtes divers nous confortent dans cette optique de restriction. Mais je me suis souvent posée également cette question : s’ils en mangeaient autant qu’ils voulaient (accès libre au placard à bonbons et au chocolat) se goinfreraient-ils autant lorsque les bonbons lorsqu’ils iraient chez leurs copains? Je vais donc essayer de faire comme toi. Laisser une boîte de bonbons et de chocolat en accès libre mais en limitant quand même le trop plein!!! Merci encore pour le paratge

    1. Super si cet article fait réfléchir à la question 🙂 .
      Oui, libre accès, mais on peut limiter la quantité (quand le paquet est fini, il est fini. Il n’y en a plus, ça apprend la gestion de ses affaires … des quantités… ); les informer sur les effets… et fournir une alimentation par ailleurs très équilibrée.
      Si tes enfants sont un peu grands tu peux aussi faire une résolution de problème avec eux, en leur proposant entre autre de pouvoir laisser les bonbons en libre accès.
      Dis moi ce qu’il en est une fois que tu auras testé 🙂

  3. J’ai beaucoup aimé ton article. Je pense qu’à côté du chocolat, c’est une pratique qu’on pourrait mettre en place pour plein de choses différentes..

    1. Merci Manon. Oui c’est quelque chose que l’on peut mettre en place pour tout un tas de choses. D’ailleurs concrètement à la maison, on le met en place pour plein de choses! => on essaie de faire en sorte que notre enfant puisse avoir le plus de latitude possible concernant son « être ». Ce n’est pas toujours facile… car on n’a pas été habitués comme cela. Mais il faut avouer que cela permet aux enfants de travailler sur leurs attentes envers eux-même, sur leur réflexion au quotidien…
      Chaque fois, il me semble important de donner l’information à l’enfant puis de l’accompagner dans son choix, et de lui donner de l’aide quand il s’est trompé (résister au « je te l’avais dit » 😉 )

  4. C’est exactement l’attitude qu’on a eu alors que Rose avait 3-4 ans, elle n’aime pas les bonbons genre gélifiés (mais vraiment pas), mais par contre adoooore le chocolat et les friandises au chocolat genre mm’s et smarties et tous les conflits qui visaient à limiter sa consommation petite ont cessé le jour où on lui a dit, arrivés sur notre lieu de vacances : tiens, ton paquet de smarties, c’est le tien, tu le ranges où tu veux et tu en manges comme tu veux (liberté totale), on te fait confiance pour en manger que lorsque tu en as vraiment très envie et encore faim. Je crois qu’elle n’a quasi pas mangé de smarties des vacances et elle a un rapport hyper sain avec la nourriture tout en aimant vraiment manger, du genre à dire : oh mince, j’ai plus faim, je ne vais pas pouvoir manger de chocolat en dessert. Ca fait partie de mes petites victoires de maman de la voir aborder l’adolescence avec ce rapport là à la nourriture et à la gourmandise.

    1. Je trouve ça Génial quand on arrive à lâcher prise et à leur faire confiance. Je ne dis pas que ça fonctionne à tous les coups, mais on voit bien par ton exemple que mon « cas » n’est pas isolé. J’aime bien la manière dont tu as amené la chose à ta fille: c’est à ELLE, il y a une FIN (la fin du paquet) et une indication: quand tu en as très envie et faim.
      Et je suis d’accord avec toi, au moins à l’adolescence, elle aura des bases saines (et elle fera sans doute un peu n’importe quoi quand même 😀 mais elle reviendra facilement à quelque chose de sain)

  5. Bonjour, ici je suis aussi dans l’accompagnement et le placard à sucreries est en libre accès et je suis ravie de voir qu’ils savent vraiment se gérer (avec quelques rappels de temps en temps bien sûr) et qu’ils n’abusent pas du tout. Ce qui me conforte dans mon idée de continuer ainsi c’est de voir le comportement d’enfants de mon entourage pour qui c’est très limité voir interdit à la maison et qui du coup se comportent en vrais « boulimiques » quand ils se retrouvent en présence de sucreries.

    1. Encore un commentaire qui va en ce sens… oui pourtant c’est pas très facile à mettre en place. Oui il faut rediscuter régulièrement… mais oui, en laissant les enfants responsable de leurs corps, de leurs envies… en les accompagnant bien sûr, ca fait de jolies choses 😀

  6. Je trouve ta façon de voir les choses très intéressantes 🙂
    Je ne suis pas maman, donc je peux difficilement comprendre cette inquiétude vis à vis de laisser nos enfants manger à leur guise ce qu’ils veulent (du moins pour ce qui est des confiseries). Personnellement je pense que le sucre doit être intégré de base dans l’alimentation de l’enfant le plus tard possible, pour ce fameux côté addictif. Moi-même ayant eu ce problème de perte de contrôle vis à vis des confiseries, je sais de quoi je parle. Je fais partie de ceux qui sont dans l’entre deux, qui ne laisserais pas manger librement ce qu’ils veulent, mais qui ne ferais pas de restriction non plus. Pourquoi ? Parce que chaque enfant est différent et a une facon de réagir et d’assimilier différente. Je me souviens qu’etant enfant les gâteaux et le chocolat étaient présents à la maison, mais pas tout le temps, et j’avais eu quelques fois des holà quant-à-la quantité que je consommais puisque je pouvais prendre facilement du poids, encore plus quand j’ai commencé la pilule en étant ado. On ne m’interdisait pas, mais on ne me limitait pas forcément tout le temps non plus, ce qui a eu pour conséquence d’avoir mon poids qui faisais un peu le yoyo. (Ne parlons même des effets néfastes de l’internat…). Le chocolat doit être présent dans l’alimentation del’enfant Pour ce côté plaisir : le chocolat chaud le matin et le carré de chocolat avec un morceaux de pain au goûter (c’est quand même mieux qu’un gâteau industriel bourré de cochonneries! ). Mais comme pour les adultes, il est important d’inculquer tôt cet aspect de l’équilibre alimentaire, qu’il reproduira plus tard (merci maman!) 😊

    1. Oui c’est ça: limiter sans interdire. En limitant en amont au final (s’il n’y en a pas dans les placards…) et sans ultra-forte contrainte.
      L’idée étant justement de permettre à l’enfant de s’auto-réguler pour ne pas être ultra tenté une fois qu’il est seul (internat…).
      Dans ce que tu racontes, j’ai l’impression que c’étaient les adultes qui décidaient pour toi de quand ou comment ou en quelles quantités du devait / pouvait manger des sucreries. C’est peut-être qu’une fausse impression de lecture. Néanmoins c’est souvent le cas. Et c’est ce qui fait que c’est dur quand on est grand de savoir se limiter. Et c’est là l’intérêt d’informer, accompagner les enfants. Pas simplement de limiter/interdire.
      Mais ce n’est pas simple au quotidien, car comme tu le dis, tous les enfants sont différents!

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